Comment devenir traducteur?

Confidence

Si vous maîtrisez plus d’une langue et êtes passionné par l’écrit, la traduction pourrait constituer une formidable carrière pour vous. Voici comment débuter dans ce domaine.

Améliorez vos compétences à l’écrit

Plusieurs aspirants traducteurs croient qu’il suffit de parler correctement deux langues pour faire de la traduction. Cela est faux. Bien que la compréhension de deux langues soit primordiale, votre habileté à l’écrit dans la langue cible (la langue vers laquelle vous traduisez un texte) doit être prédominante. Par exemple, si vous traduisez un document de l’anglais vers le français, vous devez être capable d’écrire en français de manière efficace. Exercez-vous à écrire dans la langue vers laquelle vous traduirez le plus souvent afin de développer une bonne maîtrise de la grammaire et du style.

Apprendre la traduction

La meilleure façon de se former au travail de traducteur est de décrocher un baccalauréat en traduction. Ce diplôme est exigé comme prérequis par la plupart des employeurs, notamment par le Bureau de la traduction. Il est habituellement plus facile de trouver de l’emploi si on a obtenu le baccalauréat, mais des certificats permettent aussi d’entrer dans le métier. Les employeurs exigent souvent que les traducteurs possèdent un minimum d’expérience (ce qui peut poser difficulté aux débutants), mais ils seront toujours plus disposés à embaucher ceux qui ont suivi une formation accréditée.

Si vous choisissez plutôt une approche informelle, exercez-vous à traduire le plus possible et essayez d’apprendre auprès d’autres traducteurs. Rejoindre une association est une bonne idée pour se tenir informé des nouvelles, des évènements et des ressources disponibles.

Connaître la matière

Si vous ne comprenez pas le contenu ou la signification du texte sur lequel vous travaillez, vous n’en ferez probablement pas une bonne traduction. Les traducteurs qui réussissent le mieux sont par nature des gens curieux disposant de multiples talents, qui accumulent de nouvelles connaissances à chaque nouveau mandat.

Afin de faciliter le travail, plusieurs traducteurs adoptent un champ d’expertise. Cela constitue un choix particulièrement judicieux pour ceux qui ont fait des études dans un domaine autre que la traduction, dans lequel ils se spécialisent. Par exemple, un traducteur détenant une formation en littérature produira habituellement de meilleures traductions littéraires que celui qui n’en possède pas.

Être agréé (ou non)

Si vous souhaitez exercer votre métier sous le titre officiel de traducteur/trice agréé/e, vous devez vous soumettre à un examen auprès d’une branche provinciale du Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada. Au Québec, il s’agit de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec. Bien que l’agrément témoigne de vos compétences et de la qualité de votre travail, il n’est pas du tout essentiel de l’obtenir pour travailler comme traducteur – notamment si vous détenez déjà un diplôme en traduction.

Liens utiles:

Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec

Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada

Fédération internationale des traducteurs


Publié le 05/02/2012
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