Entrevue avec un agent de sécurité

Kinouc Patry - Agent de sécurité
Kinouc Patry est agent de sécurité à l'Université de Sherbrooke. - Photo: Michel Caron/Université de Sherbrooke

Entrevue avec Kinouc Patry, agent de sécurité à l’Université de Sherbrooke.

Nom: Kinouc Patry
Formation: Techniques policières, Cégep de Sherbrooke, 2001 à 2004
Employeur au moment de l’entrevue: Université de Sherbrooke
Dans la profession depuis: 2005

Pourquoi avez-vous choisi la profession d’agent de sécurité?
Au départ, je voulais devenir policier. Mais en raison d’une blessure, j’ai dû réorienter ma carrière. Malgré tout, c’est un métier avec de très bonnes conditions.

Quelles sont les principales tâches d’un agent de sécurité?
Ça varie beaucoup d’un milieu à l’autre, mais de façon générale, notre rôle est de veiller à tous les aspects de la sécurité d’un lieu et de ses occupants. On doit donc s’assurer que les systèmes de sécurité incendie et anti-intrusion, entre autres, fonctionnent correctement. Comme je travaille sur un campus, il m’arrive aussi de faire de la circulation et d’émettre des constats d’infraction pour les véhicules mal stationnés. On doit également contrer les méfaits, comme le vandalisme ou le vol. Par ailleurs, on est un peu comme des agents de service à la clientèle, parce que les gens nous demandent régulièrement des informations, notamment sur la façon de se rendre à un endroit précis, ou sur les heures d’ouverture. Enfin, on agit à titre de premiers répondants lorsqu’il y a une urgence médicale.

Quelles qualités un agent de sécurité doit-il posséder?
La première qualité à posséder est l’intégrité, parce qu’il serait facile d’utiliser nos connaissances et notre position à des fins malhonnêtes. On doit aussi avoir beaucoup de sang-froid, histoire de ne pas paniquer lors de nos interventions. Selon moi, il faut également être en bonne condition physique, mais sur ce point, mes collègues ne seraient pas tous d’accord…

Quels aspects du travail préférez-vous?
J’ai la chance de travailler sur un campus universitaire. C’est un milieu vivant et dynamique. Ça me plaît, parce que j’aime être entouré de gens. Les possibilités d’avancement dans mon métier sont elles aussi très intéressantes.

Quelles sont les points négatifs ou les difficultés liés à votre travail?
C’est sûr qu’en dehors de nos interventions lors des situations d’urgence, notre métier est un peu routinier. De plus, on effectue souvent des quarts de travail de nuit. Ce genre d’horaire n’est pas toujours simple à gérer, surtout quand on a de jeunes enfants, comme moi. Mais ce que je trouve le plus difficile, c’est la perception que beaucoup de gens ont de notre métier. Dans leur esprit, un agent de sécurité, c’est tout simplement quelqu’un qui est là pour verrouiller et déverrouiller les portes. Pourtant, s’ils subissaient un malaise, ils seraient très contents de savoir qu’on sait comment pratiquer un massage cardiaque!

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui songe à devenir agent de sécurité?
Je leur dirais que la formation est très importante. Bien sûr, le DEC en techniques policières est un programme plus complet qui nous prépare plus adéquatement à intervenir dans toutes sortes de situations. Je conseille aussi aux agents de sécurité débutants de prendre le temps de bien étudier leur milieu de travail. Pour assurer la sécurité d’un lieu, il faut le connaître dans ses moindres recoins.

 

Publié le 19/03/2012
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